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jeudi 27 novembre 2025

des origines méconnues


Bouddha


Le « roi des jeux » serait-il le plus ancien jeu intellectuel du monde ?

Cette séduisante idée a donné lieu à bien des hypothèses, aussi nombreuses que fantaisistes, quant à l'origine du jeu, jamais établie de façon certaine. Ainsi en trouverait-on des prémices dans l'Inde védique, 2000 ans avant Jésus-Christ. Le Bouddha lui-même aurait prêché contre la pratique du jeu le dimanche, 500 ans avant J.-C. ! Aujourd'hui, il est admis que les échecs ont bien fait leur première apparition en Inde, mais autour du 6e siècle de notre ère.

lundi 24 novembre 2025

l'assise lombarde




L'« assise lombarde » est une particularité du jeu médiéval : il s'agissait de la possibilité de déplacer le roi de deux ou trois cases dans son premier mouvement, sautant les cases occupées. Le roi pouvait ainsi être placé au centre de la mêlée et occuper une place en rapport avec la réalité du combat médiéval. En outre, une telle marche du roi rendait les parties plus rapides.

source la BNF

jeudi 20 novembre 2025

la naissance du jeu moderne




Avec la Renaissance, les échecs évoluent vers un aspect plus compétitif. Les règles accélèrent la marche, des tournois sont organisés, des stratégies développées, des champions révérés. C'est à partir du 19e siècle que se met en place le jeu moderne. Doté de structures d'encadrement, il devient parfois un véritable enjeu géopolitique... jusqu'au moment où les machines surpassent les champions.

Dans le courant du Moyen Âge, les aspects proprement techniques du jeu d'échecs n'évoluent guère. Malgré un effort de réflexion théorique certain, malgré la compilation de traités et de recueils de problèmes, les parties demeurent lentes et longues, les pièces ayant toutes sur l'échiquier une valeur plus faible que de nos jours. La dimension symbolique du jeu semble rester plus forte que sa dimension véritablement ludique.

Les choses changent dans la seconde moitié du 15e siècle. En quelques décennies, sous l'influence de théoriciens espagnols et italiens, se met en place le jeu moderne, peu différent désormais (sinon tactiquement) de celui qui est le nôtre aujourd'hui. Plusieurs pièces voient leur marche se modifier, notamment la reine, qui au lieu de se déplacer d'une case en une case, peut désormais traverser l'échiquier dans toutes les directions. Sa force devient considérable. Le fou et la tour accroissent également la leur. Le jeu se transforme profondément, les parties deviennent plus dynamiques, le nombre des pratiquants augmente. À partir du 16e siècle, des compétitions sont organisées, de véritables joueurs professionnels apparaissent, la littérature échiquéenne devient prolifique. Les Européens peuvent enfin tenir tête aux champions musulmans.

Reflétant ces mutations, les pièces se transforment également. Elles deviennent plus maniables, plus fines, plus hautes, ce qui permet de diminuer la taille des échiquiers. Si les règles ne changent plus, le jeu continue d'évoluer tactiquement. Au début du 18e siècle, les joueurs ne pensent qu'à gagner par échec et mat ; les parties sont alors très agressives et passionnantes. C'est en vainquant le champion de l'époque devant Louis XV à Versailles que Philidor (1726-1795) – alors âgé de 10 ans ! – entre dans l'histoire des échecs. Son Analyse des échecs révolutionne le déroulement tactique des parties : les pions acquièrent sur l'échiquier une importance stratégique considérable. Pour le champion français, « les pions sont l'âme de ce jeu ».

Vers 1740, le café de la Régence à Paris est le théâtre des plus belles parties d'échecs où Philidor croise Diderot. Pendant la Révolution, Robespierre ou Camille Desmoulins viennent y jouer. L'activité échiquéenne du café de la Régence ne s'arrêtera que vers 1920.

source la BNF

lundi 17 novembre 2025

les échecs lors de la Révolution de 1789




Les échecs ne pouvaient pas échapper aux excès qu'on a connu lors de la Révolution Française. Ainsi, en 1793, le citoyen Guyton-Morveaux s'interrogeait : "Sera -t-il permis à des Français de jouer à l'avenir aux échecs ? Cette question fut agitée, il y a quelques jours, dans une société de bons républicains, et il fut conclu, comme on devait s'y attendre, par la négative absolu." "Mais on demanda ensuite s'il ne serait pas possible de républicaniser ce jeu, le seul qui exerce véritablement l'esprit ..." "Tout le monde sait que le jeu d'échecs est une image de la guerre ; jusque là rien qui répugne à un républicain ..." "Ce sera le jeu des camps, ou si l'on aime mieux de la petite guerre. Le mot échecs a une étymologie royale ; c'en est assez pour le condamner à l'oubli ..." "Le personnage principal sera le porte drapeau, ou pour mieux dire, le drapeau. Il ne sera pas difficile de donner à la pièce une forme convenable à cet attribut ; elle tiendra la place du ci-devant roi [...] ; lorsqu'on l'attaquera, on en avertira par ces mots : au drapeau ; lorsqu'elle sera forcée, on criera victoire ; lorsqu'elle sera seulement enfermée, on dira blocus ..." "La pièce appelée si bêtement reine ou dame sera l'officier général, pour abréger, l'adjudant. Les tours seront les canons, et l'on ne cherchera plus le rapport de leur mobilité avec leur dénomination. Roquer sera mettre un canon près du drapeau ; on l'annoncera en disant : batterie au drapeau. Les fous représenteront la cavalerie légère, les dragons. Les ci-devant chevaliers étaient déjà descendus au rang de cavaliers. Les pions formeront l'infanterie [...] quand ils auront enfoncé le camp ennemi jusqu'à sa limite [...] leur nouvelle marche ne sera plus que l'image naturelle de l'élévation en grade d'un brave soldat." Extrait du Moniteur du 20 brumaire an 2 (10 novembre 1793).

mardi 9 septembre 2025

les légendes concernant la création du jeu d'échecs


 


Vous avez pu constater que les légendes sur la création du jeu d'échecs et de ses ascendants sont assez fournies et variées.

Cela tient probablement au fait qu'on ignore beaucoup de choses au sujet de ces créations qui, selon toutes vraisemblances remontent à la "nuit des temps". On pouvait se permettre d'inventer, de broder à propos de ces créations ludiques méconnues.

Cela tient également au fait que plusieurs pays ont cherché à adapter le jeu à leur culture  et cherché plus ou moins, parallèlement, à s'attribuer la paternité de cette géniale création en inventant des légendes. 

la légende du sage Sissa

La légende la plus répandue est celle du sage brahmane  Sissa qui aurait créé le jeu indien chaturanga pour divertir son prince qui trop souvent s'ennuyait.

Sissa était un farceur car il avait demandé au prince en guise de récompense qu'on mette un grain de riz sur la première case de l'échiquier de 64 cases, deux sur la suivante, quatre ensuite et qu'on double à chaque fois le nombre de grains placés sur les cases.

Le prince n'était pas en mesure d'honorer son engagement car la quantité de riz nécessaire dépassait de très loin la production annuelle dont disposait le pays.

Finalement Sissa aurait renoncé à recevoir un cadeau et le prince conserva le nouveau jeu. 

La première légende de Palamède

Palamède, le grand rival du valeureux Ulysse aurait inventé le jeu d'échecs pour divertir l'armée grecque alors que le siège de la ville de Troie s'éternisait.

La seconde légende de Palamède

La légende du roi Arthur précise que Palamède, encore lui, est un chevalier de la Table ronde, qu'il est le fils du sultan de Babylone et qu'il se serait converti au Christianisme.

Ce chevalier qui occupe une place de choix dans la littérature courtoise du 13ème siècle sera le créateur des échecs pour beaucoup de joueurs jusqu'au 19ème siècle!

la légende d'Ulysse

Selon une autre légende c'est Ulysse et non Palamède qui aurait créé le jeu sous les murs de la ville de Troie lors de son siège.

autres légendes

Certains ont imaginé le roi Salomon jouant aux échecs pour éblouir la reine de Saba. D'autres, le philosophe Xerxès offrant au roi de Babylone Evilmodorach ce jeu de guerre pour apaiser sa folie meurtrière. 

De plus avisés, remarquant que la Bible ne fait pas mention des échecs, leur ont trouvé un "inventeur" dans le monde grec en associant deux illustres personnages qui faisaient déjà beaucoup rêver : Aristote aurait ainsi instruit le jeune Alexandre le Grand etc.